Site national du syndicat des infirmier(e)s scolaires

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Service sanitaire et Infirmier-e EN
Questions

Avec la mise en place rapide du service sanitaire obligatoire pour les étudiants en santé, le SNIES a décidé de vous accompagner concrètement dans la compréhension de ce dispositif, et le positionnement professionnel que vous choisirez d'adopter.

Voici 5 questions pour répondre rapidement aux inquiétudes, parfois légitimes.

1) Le Service Sanitaire, c’est quoi ?

Il s’agit d’une unité d’enseignement obligatoire pour les étudiants en santé de différentes formations : médecine, infirmière, sage-femme, odontologie, pharmacie, kinésithérapie… qui permet d’obtenir des crédits (ECTS) nécessaires à la validation du diplôme concerné.

Cette UE se déroule en trois temps :
- une préparation à l’action, en amont de sa réalisation
- la réalisation de l’action sur un terrain, face au public
- un retour d’expérience et une évaluation avec les acteurs concernés

Sa durée est de 3 mois à mi-temps, ou 6 semaines à temps plein ou 60 demi-journées, sans obligation de continuité des périodes, et sur 1 ou 2 années de formation. Par exemple, cela peut être une fois par semaine pendant un ou deux ans.

Les textes qui cadrent ce dispositif ne sont arrivés que très tardivement :
Décret no 2018-472 du 12/06/2018 > à lire en cliquant ici
Arrêté du 12/06/2018 > à lire en cliquant ici


2) Où va-t-il se dérouler ?

Les établissements scolaires sont particulièrement ciblés. Ils représentent de nombreux lieux potentiels de stage mais aussi une proximité d’âge pour l’efficacité particulière de la prévention conduite par les « presque pairs ».
D’autres lieux sont aussi prioritaires comme les EHPAD, les crèches, centres de PMI...
Une seconde priorité est donnée pour les « publics relevant de dispositifs d’éducation prioritaire et dans les territoires où l’amélioration de l’accès aux soins est une nécessité. »
Article 7 de l’arrêté du 12 juin 2018.

Classe

3) C’est pour quand ?

Des expérimentations ont déjà été menées dès le mois de mars 2018 à Angers, Caen, Dunkerque et Clermont-Ferrand.
Mais c’est dès ce mois de septembre 2018 que la Loi prévoit l’obligation du service sanitaire.
Les étudiants vont être amenés à intervenir dans nos établissement rapidement à partir de la rentrée scolaire, mais la préparation de cet accueil a déjà débuté.


4) Que défend le SNIES ?

Depuis le mois d'octobre 2017, le SNIES suit de près ce dossier, et défend la profession :

- Les actions menées dans le cadre du service sanitaire doivent respecter le projet d’école, d’établissement et/ou du CESC. Elles doivent être menées en totalité par les étudiants, de la conception jusqu’à leur évaluation.

- Le SNIES demande une formation obligatoire des étudiants avant intervention dans les classes.

- L’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle ne peut pas être une thématique gérée par le service sanitaire. Cette thématique très cadrée à l’Éducation nationale nécessite une formation supplémentaire.

- L’infirmier·e doit pouvoir prendre part à l’accueil des étudiants en service sanitaire et au pilotage de leurs actions, si elle est volontaire pour cette mission supplémentaire. Elle doit pour cela obtenir des garanties indispensables sur les compétences et la responsabilité des étudiants encadrés. Cette mission supplémentaire doit également être valorisée à son juste niveau, par l’attribution d’une prime.

- La mise en place des projets ne doit pas dépasser les horaires de travail.

- La prévention n’est qu’une partie de nos missions. A ne pas oublier, l’autre partie que sont les soins relationnels, physiques et/ou éducatifs lors de l’accueil à l’infirmerie au cours des consultations infirmières.

- Le pilotage doit être réalisé par l’infirmier conseiller technique et le médecin conseiller technique autour de l’Inspecteur vie scolaire.

- Aucun établissement ne doit être priorisé. Le service sanitaire doit être déployé dans le primaire jusqu’au supérieur.


5) Alors que dois-je faire ?

- L’infirmier·e peut-être le personnel qui sera en première ligne pour gérer cette organisation et le déploiement des étudiants. Tout en garantissant le volontariat, c’est dès la conception des projets que nous devons être inclus, et non pas simplement dans la mise en œuvre concrète.

- Les missions du référent de proximité doivent être clairement définies. Elles peuvent être assurées par l’infirmière si elle est volontaire, une formation est indispensable.

- Puisque la liberté de chacun doit être la norme, et pour vous accompagner dans votre positionnement professionnel, le SNIES propose à ses syndiqués deux modèles de courrier différents :
- un courrier si vous êtes volontaire pour participer et que vous souhaitez des garanties pour cette mission,
- un courrier pour expliquer pourquoi vous ne souhaitez pas prendre part au Service sanitaire.

Vous pouvez télécharger ces modèles de lettres dans votre "Espace syndiqués" dans le menu de gauche. Vous êtes libre de modifier et utiliser ces modèles comme bon vous semble.

Nous vous invitons à en discuter avec vos collègues de tous les métiers de l'Éducation nationale.
Avec le SNIES, je défends l'engagement professionnel et les missions des infirmier·e·s de l'Éducation nationale.

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