Journée de la femme le 8 mars :
L’égalité femmes-hommes, un combat à tous les âges de la vie

 
La Journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars rappelle une évidence : les inégalités et les violences subies par les femmes ne concernent pas une période particulière de la vie. Elles traversent l’enfance, l’adolescence, la vie étudiante, la carrière professionnelle et se prolongent jusqu’à la retraite.

Enfance : des violences encore massives
Dès l’enfance, les filles sont particulièrement exposées aux violences. En France, on estime qu’un enfant meurt tous les cinq jours sous les coups de ses parents ou proches. Chaque année, des dizaines de milliers d’enfants sont victimes de maltraitances physiques, psychologiques ou sexuelles.
Concernant les violences sexuelles, les chiffres sont alarmants : une fille sur cinq déclare avoir subi des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans. Les viols et agressions sexuelles touchent majoritairement les mineures, et dans une grande partie des cas, l’agresseur est un membre de la famille ou de l’entourage proche. L’inceste reste une réalité massive et longtemps passée sous silence. Ces violences ont des conséquences durables sur la santé mentale, la scolarité et la construction personnelle.

Adolescence et études : des choix encore genrés
À l’adolescence, les stéréotypes de genre influencent fortement les parcours scolaires. Malgré de meilleurs résultats scolaires en moyenne, les filles restent sous-représentées dans certaines filières scientifiques et techniques.
Dans les écoles d’ingénieurs, les femmes représentent environ 28 à 30 % des effectifs en France. Certaines spécialités, notamment dans le numérique ou les technologies industrielles, comptent encore moins de 20 % d’étudiantes. Cette sous-représentation ne traduit pas un manque de compétence, mais le poids persistant des stéréotypes et l’absence de modèles féminins dans certains secteurs.

Vie professionnelle : inégalités salariales persistantes
À l’âge adulte, les inégalités se traduisent directement dans les carrières et les salaires. En France, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est d’environ 15 % à temps de travail équivalent, et avoisine 23 % en moyenne tous temps de travail confondus.
Les femmes occupent plus souvent des emplois à prédominance féminine, historiquement sous-valorisés et moins bien rémunérés. Elles accèdent moins fréquemment aux postes de direction et subissent davantage de plafonds de verre.
La transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale constitue un levier essentiel pour rendre visibles ces écarts et contraindre les employeurs à les corriger.
Temps partiel : une réalité majoritairement féminine. Le temps partiel concerne très majoritairement les femmes. En France, environ 80 % des salariés à temps partiel sont des femmes. Une part importante de ces temps partiels est subie, faute de pouvoir accéder à un emploi à temps plein.
Ces choix contraints sont souvent liés à la prise en charge des enfants ou d’un proche dépendant. Ce déséquilibre dans la répartition des tâches domestiques et familiales pèse directement sur les carrières, les promotions et, à terme, sur le montant des retraites.

Le congé menstruel : reconnaître une réalité biologique
L’inscription d’un congé menstruel dans la loi fait partie des revendications portées notamment par l’UNSA. Il s’agit de reconnaître que certaines femmes souffrent de règles douloureuses ou de pathologies comme l’endométriose, qui peuvent être invalidantes.
L’objectif n’est pas de stigmatiser, mais d’adapter le monde du travail aux réalités biologiques, comme cela existe déjà pour d’autres situations de santé.
Congé menstruel au travail : signez la pétition de l’UNSA 
 
Violences conjugales et féminicides : une urgence constante
À l’âge adulte, les violences conjugales demeurent un fléau. Chaque année en France, plus d’une centaine de femmes sont tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. En 2025, les chiffres provisoires font état de plus de 100 féminicides.
Au-delà des homicides, des centaines de milliers de femmes déclarent subir des violences physiques, sexuelles ou psychologiques au sein du couple. Ces violences ont des conséquences économiques majeures : isolement, perte d’emploi, précarité.
 
Le harcèlement de rue : une violence quotidienne banalisée
Le harcèlement de rue constitue l’une des formes les plus répandues de violences sexistes. Il s’exerce dans l’espace public -rues, transports, commerces - et prend la forme de sifflements, remarques sur le physique, insultes, propositions insistantes, filatures ou attouchements.

En France, les chiffres sont sans appel : plus de 80 % des femmes déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement de rue au cours de leur vie. Certaines enquêtes estiment que près d’un million de femmes en sont victimes chaque année. Dans le détail, environ deux tiers des femmes disent avoir déjà subi des sifflements, près de 4 sur 10 des insultes sexistes, plus de 4 sur 10 déclarent avoir été suivies dans la rue, et près d’un tiers évoquent des attouchements non consentis dans l’espace public.

Les jeunes femmes sont particulièrement exposées : les premières expériences de harcèlement surviennent souvent dès l’adolescence. Cette réalité modifie durablement les comportements : éviter certaines rues, changer de tenue, ne pas sortir seule le soir, téléphoner pour se rassurer. Autrement dit, le harcèlement de rue restreint concrètement la liberté de circulation des femmes.

Depuis la loi de 2018 créant l’infraction d’outrage sexiste, plusieurs milliers de verbalisations sont dressées chaque année. Mais ces chiffres restent très en deçà de la réalité vécue, la grande majorité des faits n’étant ni signalés ni sanctionnés.
Le harcèlement de rue n’est pas anecdotique : il s’inscrit dans un continuum de violences sexistes qui commence dès l’enfance et se prolonge à l’âge adulte. Le combattre, c’est défendre le droit fondamental des femmes à circuler librement, sans peur et sans pression.
 
Retraite : l’aboutissement des inégalités accumulées

Les inégalités de l’enfance, des choix d’orientation, des carrières et des temps partiels se cumulent au moment de la retraite. En France, la pension moyenne des femmes s’élève à environ 1 306 euros bruts par mois, contre 2 089 euros pour les hommes, soit un écart de 38 %. Même en intégrant les pensions de réversion, l’écart reste de 27 %.

Les femmes sont plus nombreuses à partir à la retraite à 67 ans pour éviter une décote et accéder au minimum contributif. Elles vivent aussi plus souvent seules, avec des ressources limitées.

De l’enfance à la retraite, les inégalités se construisent, s’additionnent et se renforcent. Le 8 mars ne doit pas être une simple date symbolique : il doit être le rappel qu’à tous les âges de la vie, l’égalité entre les femmes et les hommes reste un objectif à conquérir pleinement.

Des chiffres toujours aussi élevés : en 2025
Sources :  ministère de l’intérieur  
Seules une minorité des victimes effectuent des démarches officielles (déclarations à la police ou plainte), ce qui souligne l’écart entre réalité vécue et chiffres officiels. (Arrêtons les violences
Enquête nationale infirmier·es de l’Éducation nationale : une alerte sur la charge de travail
 

Les premiers résultats de la grande enquête nationale menée auprès des infirmier·es de l’Éducation nationale mettent en lumière une situation préoccupante. Près de 75 % des répondant·es déclarent que leur charge de travail est difficilement soutenable ou insoutenable.

Ce chiffre traduit une réalité de terrain marquée par une surcharge croissante, liée notamment à l’exercice sur plusieurs établissements, à l’augmentation et à la complexification des missions, ainsi qu’à la prise en charge de situations de plus en plus lourdes, en particulier en matière de santé mentale. Le fonctionnement actuel du système repose largement sur l’engagement professionnel des infirmier·es, souvent au détriment de leurs conditions de travail et de leur santé.

Ces premiers éléments confirment les constats portés de longue date par la profession. Toutefois, l’enquête est toujours en cours et nécessite un nombre de réponses encore plus important afin d’en renforcer la portée et la légitimité.

La participation la plus large possible est indispensable pour disposer de données solides et représentatives, permettant de porter des revendications fondées sur la réalité du terrain et d’interpeller efficacement l’institution.

Le SNIES-UNSA Éducation appelle l’ensemble des infirmier·es de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à répondre à l’enquête tant qu’elle est ouverte. Chaque réponse contribue à faire reconnaître la réalité du métier et à défendre collectivement les conditions d’exercice.


Répondez à notre grande enquète ici 
 
20e Congrès national du SNIES UNSA Éducation : 40 ans d'écoute, d'actions et d'engagement !

À l’occasion de son 20ème Congrès national, le SNIES UNSA Éducation se réunira à Reims du 25 au 27 novembre 2025. Un rendez-vous qui coïncide avec un anniversaire symbolique : les 40 ans de notre syndicat. Ce congrès sera un temps fort pour mesurer le chemin parcouru depuis 1985, saluer l’engagement de celles et ceux qui ont construit notre force collective, et rappeler les avancées obtenues pour la profession (carrières, conditions d’exercice, professionnalisation, recrutements).
 
Au-delà du bilan, ces journées ouvriront une nouvelle étape : renforcer encore la reconnaissance et les moyens des infirmier·es, préparer les échéances professionnelles de 2026 et porter nos priorités partout sur le territoire. Un congrès anniversaire placé sous le signe de la transmission, de la mobilisation et de l’avenir.
Retrouvez ici notre communiqué de presse du Congrès de Reims 
Il présente le cadre du 20ème congrès, la loi infirmière du 27 juin 2025 et l’urgence des décrets, le thème « compagnonnage professionnel » et nos revendications pour l’inclusion et les moyens en santé scolaire.
 
Le SNIES est là où vous êtes ! (1985-2025)
Chaque jour, à vos côtés.

Depuis 40 ans, le SNIES UNSA Éducation défend et accompagne les infirmier·es de l’Éducation nationale.
Son engagement tient en trois mots : écouter, répondre, agir !

Être proche, ce n’est pas un slogan : c’est une pratique quotidienne d’écoute et d’action.
Le SNIES, ce sont des réponses concrètes, un suivi réel et des résultats tangibles.

Depuis 1985, il protège, défend et valorise les infirmier·es de l'Éducation nationale.
Ses combats ont permis des avancées statutaires, la clarification des missions et le renforcement de la santé à l’école.
 
Sa méthode est simple : écouter, répondre, agir, ici, maintenant, avec vous !
Face aux défis de demain, le SNIES poursuit trois engagements : protéger, obtenir, faire reconnaître.
 
Rejoindre le SNIES, c’est rejoindre une force collective, utile et bienveillante.
Parce que depuis toujours, le SNIES est là où vous êtes !

le SNIES est le plus ancien syndicat infirmier de l'Éducation nationale, notre article complet ici 
10 octobre 2025, Journée mondiale de la santé mentale : agir concrètement pour le bien-être de toutes et tous

La santé mentale est un droit humain universel.
En cette journée du 10 octobre, le SNIES UNSA Éducation rappelle l’urgence de briser les tabous, de parler sans honte et de considérer la demande d’aide comme un acte de courage. Trop de jeunes et de familles hésitent encore à aborder ces sujets, retardant ainsi l’accès aux soins.
              
Déclarée Grande Cause nationale 2025, la santé mentale doit devenir une priorité d’action : faciliter les soins, protéger les jeunes face aux pressions scolaires, à la précarité et à l’isolement, et renforcer la prévention dès l’école.

Le syndicat exige l’application du rapport n°1700 :
   • 1 infirmier·e par établissement ;
   • Bilan de santé à 6 ans et ajout d'un volet santé mentale au bilan des 12 ans ;
   • Coordination renforcée entre santé scolaire, CMP et MDA.
              
Ne laissons pas le 10 octobre être un simple symbole : faisons-en un levier durable pour la prévention, la déstigmatisation et l’accompagnement.

Lire notre communiqué de presse 
            
OCTOBRE ROSE : Solidarité et action, au coeur de notre métier
 
Octobre Rose traverse la France avec de nombreuses manifestations solidaires auxquelles chacune et chacun peut participer : dans la rue, dans nos établissements, ou par des actions collectives symboliques.
Derrière ces élans de générosité se trouvent des vies, des collègues, des familles, des élèves. 
Le SNIES UNSA Éducation rend hommage et apporte son soutien à celles et ceux qui se battent, tout en affirmant que la santé au travail n’est pas une faveur, mais un droit fondamental relevant de la responsabilité de l’État et de l’Éducation nationale.
 
Un ruban rose ne suffit pas : il doit s’accompagner d’actes concrets et d’un engagement collectif durable. Nos principales exigences :
 
  • Faire respecter les droits existants sans pénaliser la carrière ni l’avancement.
  • Mettre en place rapidement des aménagements de poste, d’horaires ou de service.
  • Garantir la confidentialité et le respect du secret médical.
  • Assurer un retour progressif et sécurisé, construit avec les équipes de santé et de direction.
  • Soutenir les aidant.es par des absences autorisées et une meilleure information.
  • Le SNIES UNSA Éducation se tient aux côtés de chaque collègue concerné.e.
    Nous défendons vos droits, simplifions vos démarches, et sécurisons les aménagements nécessaires pour vous.
    Ne tardez plus : contactez-nous dès aujourd'hui pour faire valoir vos droits ! 
    Nouvelle Protection Sociale Complémentaire (PSC) le 1er mai 2026
    Une capsule vidéo bientôt disponible pour comprendre la réforme et faire le bon choix d’option !
     
    La PSC Santé obligatoire et la PSC Prévoyance optionnelle entreront en vigueur le 1er mai 2026.
    La campagne démarre le 8 octobre 2025. Vous avez déjà reçu, ou vous allez bientôt recevoir, un courriel annonçant le lancement de la campagne. Le calendrier d’affiliation sera échelonné selon les zones de vacances scolaires et par ordre alphabétique des académies :

     
  • Vous recevrez un courriel nominatif pour choisir votre formule (pack socle, option A ou B).
  • Vérifiez vos spams !
  • Vous aurez 21 jours pour répondre, sinon vous serez automatiquement placé.e dans le pack socle sans option.
  • Pour vous aider à y voir clair, le SNIES UNSA Éducation vous propose une capsule vidéo : présentation de la PSC, décryptage des offres et comparaison des garanties.
     
    Parce que la PSC ne doit pas être une loterie, mais un droit clair et accessible pour tous les personnels !
    Inscrivez-vous dès maintenant pour la recevoir en cliquant ci-dessous : 
              

             

     
    Stop aux avances de frais, place aux remboursements !
    Dès ce 15 septembre 2025 : Action nationale "déplacements" du SNIES UNSA Éducation !
     
    Depuis la rentrée de septembre 2025, les personnels affectés en collèges, souvent sur plusieurs établissements, doivent aussi couvrir une multitude d’écoles élémentaires rattachées. Les sollicitations se multiplient, mais les moyens de déplacement s’effondrent. Le SNIES UNSA Éducation dit stop !! Cette situation est inacceptable !

    Les missions augmentent, les besoins sont reconnus, mais les moyens s’effondrent. Les budgets de déplacement sont réduits, les remboursements interminables et dissuasifs. Résultat : les personnels paient pour travailler… et les crédits non utilisés disparaissent des dotations suivantes.

     
    Nos exigences immédiates :
    1. Remboursement intégral des frais réels de repas et déplacements.
    2. Délai garanti : remboursement sous un mois.
    3. Procédures simplifiées et accompagnement administratif.
    Agir ensemble :
    1. Pas de déplacement sans ordre de mission ni prise en charge.
    2. Conservez vos justificatifs et contactez votre section SNIES UNSA Éducation.
    3. Remplissez notre questionnaire et témoignez : retards, avances de frais, crédits épuisés, démarches complexes 
    4. En retour, nous vous fournirons une lettre-type (individuelle ou collective).
                                 
    Préparation au concours 2025 - 2026
    Vous êtes infirmier.e et vous préparez le concours de l'Éducation nationale ? Préparez-le avec méthode, Passez-le avec confiance !
     
    Le SNIES UNSA Éducation vous accompagne pas à pas avec une prépa-concours sur 8 mois, pensée pour vous faire réussir.
      
  • Visioconférences mensuelles, en direct ou en replay,
  • Entraînements aux écrits, oraux, cas pratiques,
  • Accès à une plateforme de révision en ligne, avec fiches, quiz, documents clés et supports exclusifs,
  • Communauté WhatsApp active pour échanger avec les autres candidat.es,
  • 90 % de réussite au concours.
  • Les inscriptions à la session 2025-2026 ont déjà commencé et sont possibles en cours d'année
    L'adhésion est à prix réduit et déductible à 66% des impôts.

    Lancement le 10 novembre 2025 !
    Notre vidéo de présentation 

     
       
       PACK STAGIAIRE 2025-2026

    Félicitations pour votre succès au concours !
     
    Vous entamez une nouvelle aventure professionnelle, et le SNIES UNSA Éducation est là pour vous accompagner avec notre PACK STAGIAIRE exceptionnel.
     
    Le PACK STAGIAIRE, c’est un accompagnement sur mesure pour bien démarrer votre année :
  • Plateforme de ressources (tutos, outils, organisation),
  • Visioconférences thématiques,
  • Fiches mémo pratiques,
  • Communauté WhatsApp active,
  • Nouveauté : Ateliers d’Analyse des Pratiques Professionnelles,
  •  Démarrez fort, avancez sereinement, réussissez pleinement !
     
    Contactez-nous snies.stagiaire@unsa-education.org 
    et rejoignez une communauté engagée à vos côtés ! En savoir plus, lire la suite...
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    c'est une aide 24/24 !

     
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